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Historique du projet

Construit en 1975, le port de plaisance de Guidel-Plages est géré depuis le 1er janvier 2003 par la Société d’Economie Mixte, la Sellor qui dépend de Lorient Agglomération. Sa situation particulière dans l’estuaire de la Laïta expose le port à un ensablement régulier nécessitant de coûteuses opérations de dragage. Sa capacité d’accueil (aujourd’hui d’une centaine de places), son confort et sa sécurité doivent être améliorés.

L’enquête publique a concerné les travaux d’extension et d’aménagement du port de plaisance qui comprennent l’augmentation de la capacité d’accueil, mais aussi l’amélioration des conditions de confort et de sécurité des usagers, la limitation de son ensablement, et la mise à disposition à l’ensemble des bateaux du bassin de la Laïta d’équipements de carénage, visant à limiter les sources de pollution.

Le commissaire enquêteur a donné un avis favorable au projet, considérant « que l’extension du port est compatible avec le SCOT (Schéma de COhérence Territoriale) et le contrat de région du Pays de Lorient, qu’il existe une liste d’attente fournie pour obtenir une place au port, que le projet a un intérêt économique et touristique, et qu’une aire de carénage avec traitement des eaux de lavage est d’un intérêt majeur pour la protection de l’environnement.»

Il exprime cependant deux réserves :

  • consulter l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) pour vérifier que les travaux (notamment les dragages) ne pertubent pas la migration du saumon et de la lamproie,
  • protéger deux espèces végétales présentes sur le site (la renouée maritime et le panicaut maritime).

Il a également émis trois recommandations concernant les dragages :

  • préciser la position de la conduite de refoulement,
  • afficher les relevés bathymétriques du chenal,
  • préserver des nourriceries.

Si ces conclusions sont encourageantes, le dossier administratif n’est pas pour autant bouclé. Reste à modifier le dossier en vue de respecter les préconisations du commissaire enquêteur et un passage devant le CODERST (Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques). Viendront alors l’autorisation finale du Préfet, puis l’écriture des dossiers de consultation des entreprises et le choix des entreprises attributaires du marché. Mais cette importante étape désormais passée laisse espérer un début des travaux dans les mois à venir.